A voir, à visiter

Le patrimoine

Pionnière des stations balnéaires du littoral nord breton et point de départ de la pêche à Terre Neuve, Saint-Quay-Portrieux vous dévoile un héritage architectural éclectique.

Architecture balnéaire

Architecture balnéaire

  • Telles celles de l’Isnain, de Kerello ou le Château de Calan, les villas balnéaires sont parsemées ici et là. Cachées ou s’érigeant fièrement face à la mer, elles mêlent le bois, le fer, le verre ou encore la céramique dans une effusion de couleurs et de formes variées. A la croisée des styles Anglo-Breton et Art-déco, les villas « Pluvio-dynamiques » des Frères Corlouer s’intègrent au paysage et à l’histoire de la Bretagne. Anti-pluie, anti-tempête, elles se rient du climat local. Le cinéma Arletty, lui, est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques. Premier cinéma-dancing de la région, il est unique en son genre et dans ses murs, résonne encore l’écho des Années Folles.

  • L’origine du parc est depuis longtemps source de débats. Alors, chaos ou dolmens ? Les appréciations divergent. Entre découvertes préhistoriques (outils, tumulus…) et légendes de rassemblements ancestraux, le site continue d’alimenter l’imaginaire. Accès libre.

  • Sémaphore

    Sémaphore

    Pour protéger les côtes de toute invasion, le littoral fut dès l’époque romaine jalonné de postes ou tours de guet. Entretenus pendant de longs siècles, la plupart furent supprimés après les guerres napoléoniennes. Le Sémaphore de Saint-Quay-Portrieux fut construit en 1860 sur un promontoire surplombant à la fois la ville et la mer de 100 mètres. Durant la 2nde Guerre mondiale, il fut occupé par les troupes allemandes, puis devint le bureau de la marine jusqu’en 1958 et retrouva jusqu’en 1979 son rôle de sentinelle de la mer. 

    Le bâtiment actuel a été inauguré le 13 janvier 1986.

    Visite à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine en septembre : découvrez les jumelles ultra-puissantes, le système Spationav, les radars, le goniomètre... Depuis la chambre de veille, observez la mer depuis Bréhat jusqu'à Fréhel.
    Pièce d’identité obligatoire.

  • Fontaine Saint-Quay

    Fontaine Saint-Quay

    Un petit édifice en granit de forme pyramidale abrite la fontaine Saint-Quay. Depuis toujours, l’eau de cette source est considérée comme miraculeuse et possédant une vertu spéciale pour la guérison des blessures.

    Une 1ère construction fut réalisée en 1580, pour 4 livres et 8 sous. Tombant en ruines, elle est remplacée en 1862 par l’édifice actuel. Il est financé grâce aux fonds récoltés lors d’une grande loterie organisée à l’initiative du recteur de Saint-Quay. Une de ses faces relate l’histoire de sa construction. 

  • La Chapelle Sainte-Anne

    La Chapelle Sainte-Anne

    Un financement élaboré à partir du système de « La part à Dieu » permit sa construction en 1770. Les recettes, sont issues des ventes de la pêche, et la main d’oeuvre et les matériaux gracieusement offerts par les habitants permirent d’ériger le bâtiment. Des dons d’éléments décoratifs divers provenant des marins et pêcheurs agrémentèrent l’intérieur de l’édifice. Acquise en 1792 par un particulier, elle fut revendue à l’Union Paroissiale en 1836 puis cédée à la ville en charge de l’entretenir.

    Restaurée en 1929, elle abrite toujours une toile représentant le port en 1777, une statue de saint Augustin, une autre de saint Clément et un autel en marbre d’Italie. Original : sa voûte en carène de bateau.

    • OUVERT AU PUBLIC LORS DE LA VISITE GUIDÉE SUR LES TRACES DES PEINTRES AU PORTRIEUX // PARDON CÉLÉBRÉ LE 26 JUILLET
  • Île de la Comtesse

    Île de la Comtesse

    Léguée aux moines bénédictins de Léhon au 13e siècle par le Comte d’Avaugour, seigneur du Goëlo, elle aurait hérité du titre de noblesse de son épouse.

    En 1679, un recensement des biens de la commune indiquait déjà la dénomination d’« Île de la Comtesse ». «L’île de la terreur » aurait aussi pu convenir au 19e siècle. Le caractère irascible et vindicatif de sa propriétaire, dame... Comtesse Tranchant des Thuilais, a longtemps fait parler d’elle.

    En 1872, un original racheta le site. Les projets ambitieux qui l’animaient n’aboutirent jamais. Il fallut attendre le début du 20e siècle, pour que vienne à son tour la Comtesse de Calan. Madame et son époux, haut fonctionnaire de France au Maroc, furent séduits par les lieux. Face à l’île, ils exprimèrent sans retenue leur goût prononcé pour l’architecture mauresque. En témoigne le Château de Calan, coiffé de son bulbe doré, et ses ouvertures aux allures orientales. Depuis 1975, l’île est propriété de la commune. Petit caillou de ruines et de verdure, chacun peut s’y aventurer à marée basse.

  • Cinéma Arletty

    Cinéma Arletty

    Construit sur les plan de l'architecte départemental et avant-gardiste Jean Fauny, le cinéma dancing a été inauguré en 1927 par Joséphine Baker. Inscrit aux Monuments Historiques depuis le 21 novembre 1995.

  • Chapelle Notre-Dame de la Garde

    Chapelle Notre-Dame de la Garde

    Construite en 1828 grâce à la générosité de quelques particuliers, sa forme de rotonde en fait l’originalité. Au retour de la grande pêche, les marins et leurs familles venaient s’y acquitter de leurs voeux. Endommagée pendant la 1re Guerre Mondiale, ses premiers travaux de restauration furent bénis en 1924. Les murs et la décoration intérieure seront encore revus en 1980, ainsi que la bannière de procession en 2008. Sa toiture ne compte pas moins de 14 000 ardoises !

    À l’intérieur : 11 ex-voto en mémoire des marins disparus et une toile représentant « La Perle ». Ce navire armé pour la pêche à Terre Neuve fut sauvé du naufrage par la Vierge.

    • OUVERT AU PUBLIC LES MARDIS ET JEUDIS EN JUILLET ET AOÛT // PARDON CÉLÉBRÉ LE 3e DIMANCHE DE JUILLET
  • Moulin Saint-Michel

    Moulin Saint-Michel

    Construit en 1875, en lieu et place d’une chapelle et d’un premier moulin, ce moulin à vent était l’appoint du Moulin de Rolland (Plourhan) pour pallier à l’insuffisance du débit des rivières locales.

    Propriété de la famille Le Gagne, il fonctionna jusqu’en 1900 et fut converti en résidence de villégiature par une famille parisienne. Abandonné à son triste sort, la ville le rachète en 1971. Au gré des aléas du climat, il sera restauré jusqu'en 2009.

    Opérationnel, il attire tout au long de l’année les curieux et passionnés, les petits comme les plus grands.

    • OUVERT AU PUBLIC LES JEUDIS EN JUILLET ET AOÛT // FÊTES DES MOULINS EN JUIN ET DE LA SAINT-MICHEL EN SEPTEMBRE
  • Vieux gréement Le Saint-Quay

    Vieux gréement Le Saint-Quay

    Sa construction a été lancée en 1945 sur la presqu’île de Crozon (29). Le 6 janvier 1947, il est mis à l’eau sous le nom de « Ar Golen ». Originellement gréé en cotre franc, il fait deux campagnes de pêche à la voile. En 1949, il est motorisé et gréé en sloop à tape-cul, il n’a plus de bout dehors. Jugé trop petit pour la langouste, il est reformé et transformé en 1955 pour la drague à la coquille à la voile. Désarmé en 1968, il sera quasiment laissé à l’abandon près du chantier qui l’a vu naître.

    Après une première restauration, entre 1973 et 1977, il devient bateau de plaisance. « Le Saint-Quay », entièrement restauré, est labellisé Bateau d’Intérêt Patrimonial depuis 2013.