Au fil du temps

Un peu d'histoire

Saint-Quay-Portrieux porte les empreintes d'une histoire fort lointaine. Depuis la Préhistoire, la ville a traversé les siècles. Résolument tournée vers la mer, elle a suivi les grandes étapes de la ligne du temps, entre mythes et réalités.

L'origine du nom

  • 12e siècle : St-Colédoc, St-Kecoledocus
  • 14e siècle : Saint-Ké
  • 1516 : Saint-Qué
  • 1656 : Saint-Quay
  • 1787 : Portherieux, Porterieux (port es rieux) devient Portrieux
  • 1849 : Portrieux est rattaché à Saint-Quay
  • 1921 : Saint-Quay-Portrieux, appellation officiellement déclarée
Vacances en Bretagne !

Vacances en Bretagne !

  • La fontaine St Ke

    La fontaine St Ke

    Au 5e siècle, la commune fut évangélisée comme beaucoup d'autres sur la côte bretonne. Sans aviron, sans voile et sans vivre... c'est au prix de lourds efforts que le moine irlandais saint Ke débarqua un jour dans une auge de pierre dans l'anse de Kertugal. Et quel accueil ! Effrayées car convaincues qu'il s'agissait d'un démon, des lavandières le battirent avec des branches de genêt. Laissé pour mort, le saint homme pria la Vierge de lui venir en aide et elle apparut. Sous ses pas, elle fit jaillir une source dont les vertus miraculeuses soignèrent ses blessures. Guéri, elle le conduisit jusqu'à un buisson de ronces où il se reposa. Le lendemain, les femmes qui l'avaient battu implorèrent son pardon. À l'emplacement où jaillit la source fut construite la fontaine Saint-Quay et à celui où il se reposa, la première chapelle Notre-Dame de La Ronce (aujourd'hui détruite). Précisons-le : plus un genêt sauvage ne pousse sur la commune...

  • Si l'appelation de Kertugal peut venir du nom "Tugdual", un des sept saints fondateurs de Bretagne, elle peut aussi provenir de "Ker Tud Gal", entendons en langue celtique "La demeure des Gaulois".

    Le village a longtemps été le centre administratif, commercial et religieux de la commune. Jusqu'au Moyen-âge, le 1er port de Saint-Quay-Portrieux se situait dans l'anse de la fontaine St-Quay. C'est de là que marins et paysans commerçaient avec l'Angleterre. Les aléas du climat et les caprices de la mer devinrent dangereux pour les navires, il fut décidé de déplacer le port à son emplacement actuel car plus abrité. C'est donc du Portrieux que les premiers bateaux partirent pour la pêche à Terre Neuve en 1612.

  • Alors que la Convention cherche à réduire au maximum le poids des Royalistes, les nobles de la région font appel au soutien des paysans. Parés à défendre le Château de Ruello, baptisé Ferme de la Ville Mario, les Chouans bien que volontaires n'en étaient pas moins désorganisés et peu armés. Ils furent vite repoussés et vaincus. Comme prévu, Les Bleus de l'Armée Républicaine vinrent à bout des fortifications et ouvrages de défense du site.

  • Malgré les réticences de la Mère Supérieure, les religieuses accordèrent l'hospitalité à deux dames de bonne famille venues pour une cure de bains de mer. Avec l'arrivée du chemin de fer en 1905, l'écho du bon accueil et des bienfaits du bord de mer se fit entendre et la beauté des paysages vantée bien au-delà des frontières de la région. Venus depuis la capitale, les baigneurs de la station créèrent une atmosphère animée, attirant ainsi familles bourgeoises, nobles de la région, artistes peintres. Le premier hôtel ouvrit ses portes en 1845. Le tourisme balnéaire était né. Par la suite, et surtout sous l'impulsion du maire Alfred Delpierre (de 1919 à 1941), vinrent les constructions de nombreux équipements touristiques et balnéaires : aménagement des quais, des cales, de la piscine d’eau de mer, du cinéma-théâtre, du casino, des terrains de tennis... et des fameuses barrières blanches, emblématiques. La ville sera classée Station Touristique en 1921 et Climatique en 1930.

  • A bord du Viking, 19 jeunes gens déjouent la surveillance de la douane allemande pour rejoindre, depuis le port, les Forces Françaises Libres en Grande-Bretagne. Marins novices, victimes du mal de mer, ils ont espoir d'atteindre les rives de l'Angleterre. Désorientés par la tempête, ils se feront finalement arrêter par les troupes allemandes... à Guernesey. Ils furent ramenés à Saint-Brieuc, emprisonnés, et déportés. Seuls six d'entre eux revinrent. La Stèle du Viking, sur le chemin de ronde, leur rend hommage.